En date du 20 avril 2026, la Commission Diocésaine Justice et Paix (CDJP) de Bujumbura a eu l’honneur d’accueillir une délégation de MISEREOR composée de Mesdames Barbara Kemper, Myriam Gutter et Ina Thomas chargées respectivement de la consolidation pour la paix en Afrique et au Moyen-Orient, du Département de l’Education et de la Communication chez MISEREOR, venues dans le cadre des préparatifs de la prochaine campagne de Carême de MISEREOR car c’est le Burundi qui été choisi cette année.
En effet, la journée a débuté par une réunion de travail tenue dans les bureaux de la CDJP Bujumbura, de 8h à 13h. Cette rencontre a été marquée par des échanges riches et constructifs entre l’équipe de la CDJP et la délégation de MISEREOR. L’objectif principal était de mieux comprendre les orientations de la campagne de Carême à venir, ainsi que de renforcer la collaboration autour des actions pastorales et sociales.
Les discussions ont porté notamment sur les stratégies de sensibilisation, les défis rencontrés sur le terrain, ainsi que les perspectives d’impact auprès des communautés locales

Dans la soirée, aux environs de 18h, la délégation s’est rendue à la Paroisse Saint Sauveur de Nyakabiga où se déroulait une séance de sensibilisation de masse organisée dans le cadre du projet « Les Voix des Femmes : Mémoire et Résilience face aux Crises ». Cette activité a rassemblé environ 400 participants, venus principalement des petites communautés chrétiennes vivantes, des mouvements d’action catholique ainsi que de différents groupes d’apostolat.

La séance a débuté par un mot d’accueil du Curé de la Paroisse, Abbé Eddy KWIZERA, suivie d’une intervention de l’Abbé Anicet SHUMBUSHO, Secrétaire Exécutif de la CDJP Bujumbura. Dans son allocution, il a mis en lumière la mission de l’apostolat Justice et Paix, en expliquant l’engagement de la Commission dans le travail de mémoire et de guérison des blessures du passé. Il a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la dynamique du Synode diocésain et qu’elle répond à une mission confiée à cette même Commission par l’Archevêque lors de l’ouverture de l’Année pastorale 2025-2026.
Par la suite, une animatrice a développé un enseignement sur les blessures intérieures, leurs conséquences sur les individus et les communautés, ainsi que l’importance des groupes de parole comme espace de guérison, d’écoute et de réconciliation. Son intervention a suscité un vif intérêt auprès des participants.
Un temps d’échange a permis aux participants de poser des questions et de partager leurs expériences. Ce moment a révélé non seulement la profondeur des blessures vécues par beaucoup de personnes, mais aussi le vif soif de s’exprimer et d’être écouté. Pour la plupart, il s’agissait d’une première occasion d’aborder ouvertement ces réalités souvent tues.
La visite de la délégation de MISEREOR a ainsi constitué un moment fort de partage, de réflexion et d’encouragement, renforçant les liens de partenariat et ouvrant de nouvelles perspectives pour les actions futures en faveur de la justice, de la paix et de la guérison des mémoires.