
Les femmes engagées dans la pastorale des petites communautés chrétiennes de la paroisse ont été sensibilisées à la pastorale justice et paix, un axe prioritaire pour la reconstruction sociale et spirituelle au Burundi. Cette sensibilisation visait à renforcer leur rôle dans la consolidation de la paix au sein de leurs communautés.
Le 15 septembre 2025, dans la Paroisse de BUTERERE s’est tenu un atelier de sensibilisation rassemblant les femmes engagées dans la pastorale des Petites Communautés Chrétiennes Vivantes. À l’initiative du noyau paroissial dynamique femme, en collaboration avec la Commission Diocésaine Justice et Paix de BUJUMBURA, cette journée fut animée par Madame Arlette GATEKA, responsable du Département Dynamique Femmes.

Au cœur des échanges, la pastorale justice et paix fut présentée comme l’une des missions fondamentales de l’Église : promouvoir la dignité humaine, défendre les droits, prévenir les conflits et accompagner les victimes de violences. Dans un pays meurtri par des crises répétitives, la justice et la paix apparaissent comme les piliers indispensables de la reconstruction sociale et spirituelle. Madame Arlette GATEKA a rappelé avec force que les femmes, premières éducatrices au sein des familles, portent une vocation irremplaçable : semer les valeurs de pardon, de respect et de réconciliation. Gardiennes de la mémoire des blessures collectives, elles se révèlent également initiatrices de solutions durables et artisanes de confiance.
La séance fut aussi l’occasion d’un dialogue fécond. Les participantes, conscientes de leur potentiel, s’engagèrent à créer des groupes d’échange pour identifier les défis locaux et proposer des actions concrètes en faveur de la paix. Toutefois, elles ont souligné les obstacles persistants : une faible représentation dans les structures de la pastorale justice et paix, le poids de certaines traditions et un manque de confiance en elles-mêmes.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large, portée par la CDJP BUJUMBURA et inspirée d’un atelier de redynamisation de la Commission Justice et Paix de l’ACEAC. Désormais, six paroisses de l’archidiocèse, dont BUTERERE, bénéficient de ces noyaux dynamiques femmes, appelés à devenir de véritables leviers de transformation sociale.
En fortifiant le leadership féminin au service de la justice et de la paix, la paroisse de BUTERERE trace un chemin d’espérance : celui d’un Burundi réconcilié avec lui-même, où les femmes, longtemps réduites au silence, deviennent les voix et les mains de la reconstruction.
Rénovat NIYONSENGA – CDJP Bujumbura